• Rencontre du troisième type au Moyen-Age.

    Rencontre du troisième type au Moyen-Age.

    L'évêque Agobard vivait à l'époque Carolingienne au IXème siècle (il fut ordonné prêtre à Lyon en l'an 804). Il nous laissa un étrange document qui date de sa retraite à Saint-Médard. Agobard était un esprit éclairé, rationaliste et brillant. Il écrivait des Chroniques, et dans l'une d'entre elle datant de l'an 800, il décrit les faits étranges de manifestations aériennes qui se produisirent au-dessus de Lyon et des campagnes environnantes. Agobard nous les décrit comme une invasion de "bateaux aériens" habités par des créatures à l'apparence humaine. Ces sortes de navires célestes effrayaient les animaux et gâtaient les récoltes. En ces temps où les hommes n'avaient aucune connaissance de ce qu'était vraiment l'univers céleste, ces manifestations furent unanimement attribuées à de la sorcellerie et autres  manifestations du diable.


    "Les Chroniques de grandine et tonitrua" conservé à bibliothèque nationale de Paris.


    Agobard décrit des "vaisseaux aériens" qui voguent dans les airs et engendrent des turbulences aériennes, et qui plus est sont habités et pilotés par des créatures semblables aux hommes.
    Voilà qui pourrait de nos jours parfaitement décrire une manifestation extraterrestre.

    Voici le texte original en Latin écrit par l'évêque :

    "Plerosque autem vidimus et audivimus tanta demenîia obrutos, tanta stultitia alienatos, ut credant et dicant, quandam esse regîonem quae dicatur Magonia, ex qua naves veniant in nubîbus, in quibus fruges quae grandinibus decidunt et tempestatibus pereunt, vehantur in eandem regionem, ipsis videlicet nantis aereis dantibuspretia tempestariis, et accipien-tibus frumenta vel ceteras fruges. Ex his item tam profunda stultitia excoecatls ut hoc posse fieri credant, vidimus plures in quodam conventu hominum exhibere vinctos quatuor homines, très viros et unam feminam, quasi qui de ipsis navibus cecîderint: quos scilicet, per aliquot dies in vinculis detentos, tandem collecto conventu hominum exhibuerunt, utdbd, in nostrapraesentia, tanquam lapidandos. Sed tamen vincente veritate post multam ratiocinatio-nem, ipsi qui eos exhibuerant secundum propheticum illud confusi sunt, sicut confunditur fur quando deprehenditur.

    Et une traduction :

    De la terre qu'ont détruit la grêle et les tempêtes; les marins ont payé des gratifications aux sorciers de l'orage, et recevant eux-mêmes du blé et d'autres produits. Parmi ces gens dont la folie aveugle était assez profonde pour leur permettre de croire ces choses possibles, j'en ai vu quelques-uns extirpant d'une assemblée quatre personnes garrottées, trois hommes et une femme qui, prétendaient-ils, étaient tombés de ces bateaux; après les avoir gardés en captivité, ils les avaient amenés devant cette multitude comme nous l'avons dit, en notre présence, afin qu'ils soient lapidés, mais la vérité a prévalu".

    A priori le vaisseau viendrait d'une région appelée Magonie ou Magonia dans le texte latin, et il apparaît que les engins "marins" engendraient, par leurs déplacements, des phénomènes météorologiques particuliers comme grêlons et orages. Enfin, fait particulièrement remarquable l'archevêque fut témoin du fait que quatre pilotes de ces navires aériens purent être capturés, garrottés pour être mis à mort, mais sauvés in extremis de la lapidation par son intervention. Relevons aussi au passage qu'Agobard lui-même fut témoin de la scène quand les quatre êtres tombèrent de l'un de ces navires.Ces personnages sont décrits par l'auteur comme "trois hommes et une femme", dotés d'une morphologie tout à fait semblable à celle des hommes et des femmes ordinaires de ce temps.


    Illustration médiévale (1493) d'un de ces objets célestes volants.


    En 1635 l'abbé Montfaucon de Villars (1635-1665) interpréta le texte pour y voir l'existence d'un peuple de sylphes,esprits des vents et de l'air. Il est aussi extraordinaire de voir que ces êtres sont en tous points similaires à nos témoins qui ne voient là que de la sorcellerie et quelques incantations magiques passibles du bûcher. Néanmoins Il semble que l’observation d'objets volants habités étaient courants à cette époque et qu’il devait en être rendu compte à Charlemagne qui pendant son règne, émettra plusieurs édits "interdisant de troubler les airs et d'engendrer des tempêtes par des moyens magiques" !
    Il rédigea même un texte en 789, interdisant tout contact avec "les peuples des nuages".

    Note :
    En 776, un autre type d'incident aérien est relaté au-dessus de la forteresse de Sigisburg, alors assiégée par les Saxons, l'apparition, assez longue pour être observée par plusieurs témoins qui ont décrit : "deux grands boucliers volants, de couleur rougeâtre et flottant au-dessus de l'église de la place". Le 12 octobre 1621, un objet visible à Lyon pendant une bonne heure, y est décrit comme une montagne volante surmontée par un château d'où sortaient de tous côtés de puissants faisceaux lumineux.

    Références : Enigmes inexpliquées de l'Histoire de France "Didier Audinot" (Granger).

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