L'Etat indien du Kerala, situé au sud du pays, a annoncé en début
de semaine porter une nouvelle estocade au géant des logiciels.
Selon un article de l'AFP, le chef exécutif du Kerala,
V.S. Achuthanandan, a déclaré : "
Nous
avions déjà décidé de promouvoir Linux dans le cadre de notre
programme ITASchool. Désormais, nous allons encore plus loin en faisant
de notre Etat une destination pour le logiciel libre ".
"
Nous
allons créer un réservoir de talents pour Linux. Nos étudiants seront
habitués à utiliser les systèmes d'exploitation Linux et nous allons
développer un module d'apprentissage " a t-il indiqué à propos de cette nouvelle initiative précisant que la région de Kerala devrait avoir un
réseau d'assistance proche de l'utilisateur.
D'après l'article de nos confrères de l'AFP, Kerala a
de bonnes raisons financières
de migrer vers Linux. Même si Microsoft a introduit des licences
Windows bon marché dans les pays émergents, le coût minimum par ordinateur
équipé de cet OS ( Operating System ) demeure toujours aux alentours de
25 dollars. A l'inverse, une distribution Linux peut être téléchargée
gratuitement et son code source est ouvert.
Selon
Biju Prabhakar, un ancien directeur du programme ITASchool, il s'agit là "
d'une
bonne initiative. Auparavant, la plupart des gens préférait Microsoft
Windows car il n'y avait pas de support efficace pour les utilisateurs
de Linux.
Plus de professionnels seront familiarisés
avec Linux et finalement Microsoft sera forcé de réduire ses licences,
ou de rendre disponible leur code source. "
Des
représentants de Microsoft rencontreront prochainement les dirigeants
de l'Etat de Kerala qui ne prévoit cependant pas de bannir la
multinationale, même si elle a essayé d'écarter les groupes comme Pepsi
et Coca-Cola les accusant de contenir des pesticides.
La firme de Redmond ne devra pas prendre cette annonce au hasard car, comme l'indique l'AFP, il y a un
fort marché potentiel
dans cette région - 32 millions d'habitants - avec plus de 90 % de taux
d'alphabétisation contre une moyenne indienne située à 68,4 %.
Bravo les Indiens.